lundi 10 juin 2013

Réforme des études de kiné : les étudiants veulent sortir du brouillard


Dans la foulée des réformes des études de médecine, du paysage de l’enseignement supérieur et de la formation initiale des enseignants, le ministre Jean-Claude Marcourt  nous concocte également un allongement des études en kinésithérapie, dont la durée devrait passer sous peu de 4 à 5 ans. Un projet dont les modalités sont encore pour le moins obscures…
En tant que porte-parole des étudiants, l’Unécof souhaite faire part de l’inquiétude qui règne actuellement au sein des catégories paramédicales de plusieurs écoles, à savoir la Haute Ecole Paul-Henri Spaak, la Haute Ecole Libre de Bruxelles – Ilya Prigogine, la Haute Ecole de la Province de Liège, la Haute Ecole Louvain en Hainaut et la Haute Ecole Robert Schuman.
Si les étudiants ne se positionnent pas d’emblée contre le principe de l’allongement, ils souhaiteraient avant tout voir s’éclaircir certaines zones d’ombre : 
• Quels sont les objectifs de cette année supplémentaire ? Au-delà d’un alignement avec les normes européennes, elle devrait surtout garantir aux kinésithérapeutes en devenir des connaissances plus solides, plus spécialisées et une plus grande maîtrise de leur pratique professionnelle.
• Quid des étudiants déjà impliqués dans le cursus ? N’ayant pas entrepris ces études en connaissance de cause, le choix ou non d’un prolongement doit leur être laissé.
• Les répercussions financières de cette réforme ont-elles été suffisamment analysées pour ne pas être épongées par le portefeuille des étudiants? 
• La spécificité des cursus donnés en Université et en Haute école sera-t-elle bien maintenue pour assurer la diversité des formations proposées?
Laissés dans le flou, les étudiants souhaiteraient être davantage impliqués dans la construction du projet, notamment en ce qui concerne les grilles de cours et les besoins spécifiques de la formation.     
L’Unécof espère vivement que les exigences du calendrier n’empêcheront pas une réflexion en profondeur sur les tenants et aboutissants de cette réforme. Le syndicat souhaite pouvoir apporter rapidement des réponses rassurantes aux préoccupations des futurs kinésithérapeutes et annonce que des actions auront lieu très prochainement. 


( Belga )