dimanche 28 septembre 2014

Perception et traitement de la ménopause - Résultats d'une enquête

A la demande de Boiron, Dedicated a réalisé entre fin août et début septembre une enquête en ligne sur un échantillon représentatif de 700 femmes entre 45 et 55 ans afin de connaitre les opinions et comportements des femmes en période de ménopause (45-55 ans) par rapport aux bouffées de chaleur et aux traitements.

Opinions et comportements des femmes en période de ménopause (45-55 ans) par rapport aux bouffées de chaleur et aux traitements.

4 femmes sur 5 (pré-) ménopausées entre 45 et 55 ans ressentent des bouffées de chaleur. Les bouffées de chaleur sont considérées comme un des symptômes les plus gênants de la ménopause.

Méthodologie et échantillon
Ce sondage en ligne, réalisé entre fin août et début septembre, a porté sur un échantillon strictement représentatif de femmes belges âgées de 45 à 55 ans (l’échantillon des 700 répondantes est représentatif des 862.000 femmes qui composent l’univers de référence). 

Perception et symptômes

- Les associations d’idées spontanées sur la ménopause révèlent immédiatement le caractère très pénible de cette période pour les femmes : de nombreux symptômes sont spontanément associés à la ménopause dont en premier lieu les bouffées de chaleur (71% de mentions spontanées).
- Les symptômes ressentis par les femmes pré-ménopausées ou ménopausées sont véritablement très nombreux et précoces. Ainsi, « ressentent » ou « ont ressenti » les symptômes suivants (réponses assistées) :
 84 % des bouffées de chaleur
 81 % des coups de fatigue
 78 % des sueurs nocturnes
 78 % des troubles du sommeil
 …

- En ce qui concerne les bouffées de chaleur plus spécifiquement, elles sont considérées comme étant « très dérangeantes » (67%) :
 36% estiment en avoir souffert ou en souffrir « très fortement » et 31% « assez fortement »; à peine 17% des femmes interrogées estiment en avoir souffert ou en souffrir « assez légèrement » ou « pour ainsi dire pas ».
 51% des femmes estiment qu’il s’agit d’un des 3 symptômes « les plus gênants » (suivi pour 33% par les sueurs nocturnes et 23% par les troubles du sommeil). 
 Le ressenti négatif des bouffées de chaleur augmente avec l’âge  (44% chez les 45-48 ans, 49% chez les 49-52 ans , 58% chez les 53-55 ans).

- Les épisodes de bouffées de chaleur semblent également fréquents : parmi les femmes qui ont souffert ou qui souffrent encore de bouffées de chaleur, 50% en souffrent/en ont souffert au quotidien (« en continu » 4%, « plusieurs fois par jours, tous les jours ou presque » 35% et « environ une fois par jour, tous les jours ou presque » 11%).  Ce sont surtout les femmes qui en souffrent ou qui en ont souffert au quotidien qui se traitent ou qui se sont traitées.

Le traitement des bouffées de chaleur

- 29% des femmes exposées à des bouffées de chaleur se traitent (17%) ou se sont traitées (12%) pour leurs bouffées de chaleur.
- 47% déclarent ne connaître aucun traitement.
- Les traitements actuellement suivis ou qui ont été suivis sont les suivants (possibilité de citer plusieurs traitements) :
• les THS : 13%
• les traitements à base de soja : 12%
• autres traitements phytothérapiques : 12%
• les compléments alimentaires :   5%
• les traitements homéopathiques :   2%
- Les femmes qui se traitent ou qui se sont traitées en ont toutes parlé avec leur médecin: entre 50 et 60% « avec leur généraliste  » et une proportion identique « avec leur gynécologue ». 
- La satisfaction générée par les traitements est généralement « médiocre », à l’exception des THS: « tout à fait satisfaites » ou « assez satisfaites » :
• 76% des femmes qui ont suivi une THS
• 52% des femmes qui ont suivi un traitement phytothérapique (autre que soja)
• 48% des femmes qui ont suivi un traitement à base de soja
- Les freins au traitement (chez les femmes souffrant de bouffées de chaleur qui n’adoptent pas de traitement) sont principalement :
• le manque de notoriété de ces traitements (47%)
• le coût (chers, pas remboursés…)
• les réticences traditionnellement associées aux THS: opposition/réticences   «  de principe », craintes d’augmentation du risque de cancer,  mauvaise réputation des THS,…
(Belga)

Réforme nécessaire et urgente du financement des hôpitaux - le KCE propose un cadre conceptuel global


La réforme du financement des hôpitaux est une affaire urgente: sur ce point, la plupart des acteurs des soins de santé sont d’accord. De plus en plus d’hôpitaux sont dans le rouge et le système n’est plus adapté aux besoins d’une population vieillissante. Le Centre fédéral d’Expertise des Soins de santé (KCE) a analysé les forces et les faiblesses du système actuel et a dessiné un nouveau cadre pour ses orientations futures. Les principaux points de friction du système actuel sont le sous-financement croissant, surtout en matière de soins infirmiers, l’offre excédentaire de lits et de services hautement spécialisés, les rétrocessions d’honoraires des médecins spécialistes hospitaliers, leurs inégalités de salaire et le manque de valorisation de la qualité. 

Pour remédier à ces points problématiques tout en gardant le système abordable sur le plan des coûts, le KCE a développé un nouveau cadre global pour le financement futur des hôpitaux. Il comprend trois piliers principaux: 

Etendre et affiner le financement forfaitaire par admission existant, en le basant davantage sur les coûts réels, et créer un fonds d’investissement dans chaque hôpital, co-géré par les médecins et la direction ; 

Réformer la rémunération des spécialistes en rétablissant l’équilibre entre les revenus et les prestations réelles, et abolir les rétrocessions d’honoraires ;

Adapter le type et le nombre de lits aux besoins de chaque “zone de soins” et réserver les soins complexes à des centres de référence spécialisés. 
Il s’agit d’une proposition ambitieuse qui implique des changements profonds dans plusieurs secteurs des soins de santé. Ces changements doivent être mis en application par étapes mais de façon simultanée, si l’on ne veut pas prendre le risque de déséquilibrer tout le système. 

Les Belges sont satisfaits de leurs soins de santé. C’est ce qui apparaissait encore tout récemment dans une étude européenne (l'indice européen des consommateurs de soins de santé) où notre pays occupe la sixième place sur les 35 pays inclus dans l'enquête. Ce bon résultat s'explique principalement par une accessibilité élevée : nos temps d'attente sont courts et nous avons un accès direct aux soins spécialisés.

Les citoyens belges trouvent donc que notre système est bon, mais la plupart des acteurs impliqués sont cependant d’accord pour affirmer que des réformes sont nécessaires et urgentes, principalement en matière de financement des hôpitaux. C’est à la demande de la Ministre sortante de la Santé que le KCE a fait le point de la situation et formulé des propositions de réforme.

Le KCE a mené une étude de la littérature scientifique et analysé les systèmes de financement d’autres pays. Il a ensuite organisé une large consultation des acteurs belges du secteur des soins de santé (médecins, directeurs d’hôpitaux, décideurs politiques, universitaires, etc.). Sur base des données ainsi rassemblées, les chercheurs ont identifié les points les plus problématiques du système actuel et tracé un cadre conceptuel comprenant 17 grandes (ré-)orientations pour le futur.

Indéniablement, il était impossible de faire correspondre toutes les propositions aux souhaits de tous les acteurs impliqués. C’est toutefois la majorité de leurs représentants au sein du conseil d’administration du KCE qui se sont mis d’accord pour accepter que cette étude soit publiée et qu’elle soit considérée comme une base de travail pour les discussions techniques et politiques qui devront encore se tenir avant que la réforme ne puisse être mise en pratique. Aujourd’hui, le KCE tend son rapport aux négociateurs du nouveau gouvernement fédéral avec l’espoir que le prochain ministre de la Santé puisse s’en inspirer pour se mettre au travail.


POINTS NÉVRALGIQUES DU SYSTÈME ACTUEL  Le sous-financement croissant pousse à la surproduction 

Une plainte fréquente des directeurs d'hôpitaux est que le financement public suffit de moins en moins, ces dernières années, à couvrir les coûts hospitaliers. Afin de compenser ce déficit, les hôpitaux gonflent le nombre d’interventions et d’examens. Ce sont surtout les départements les plus rentables, tels que la dialyse et la pharmacie hospitalière, qui sont appelés à la rescousse pour compenser les déficits des départements non rentables, comme les urgences ou la pédiatrie. Mais les autres départements n’échappent pas non plus à la demande pressante de réaliser des interventions supplémentaires, qui ne sont pas toujours réellement nécessaires pour le patient.

Le paysage hospitalier n’est pas adapté aux besoins des patients

Après l’Allemagne et l’Autriche, la Belgique est le pays d’Europe qui a le plus grand nombre de lits d’hôpital par habitant (4 pour 1000 habitants), et la durée moyenne de séjour est également relativement élevée. En conséquence, les hôpitaux de notre pays sont souvent en concurrence ouverte, et essayent d’attirer le plus de patients possible en proposant des soins pour le plus large éventail possible de maladies. À ce jour, chacun des 105 hôpitaux belges, peut continuer à prendre en charge toute maladie rare ou complexe, alors qu’ils sont loin de posséder tous l’expérience, l’expertise et les infrastructures nécessaires (voir le rapport KCE 219 sur les cancers rares)

Par ailleurs, les soins prodigués dans les hôpitaux sont essentiellement focalisés sur le traitement des problèmes aigus. Or, étant donné le vieillissement de la population, les besoins, dorénavant, sont surtout ailleurs : de plus en plus de personnes présentent une ou plusieurs affections(s) chronique(s) et ont besoin de soins de longue durée, qui ne doivent pas nécessairement être donnés dans un hôpital aigu.

Les rétrocessions d’honoraires des médecins et les inégalités de revenus créent des tensions 

La plupart des médecins hospitaliers ne perçoivent pas de salaire, mais des honoraires à l’acte, payés par le patient et l’assurance-maladie. De ces honoraires, les médecins doivent rétrocéder une partie aux hôpitaux, notamment pour l’utilisation des locaux et du matériel, et pour payer le salaire du personnel infirmier. L’importance de ces rétrocessions fait l’objet d’une négociation, spécifique à chaque hôpital, entre les gestionnaires et le corps médical. Ce mécanisme est particulier à la Belgique et a pour conséquence que les hôpitaux tirent leur avantage d’un nombre d’interventions aussi élevé que possible et de suppléments d’honoraires élevés. D’une part, il donne aux médecins un droit de regard sur la gestion de l’hôpital mais d’autre part, il est aussi à l’origine de conflits entre la direction et les médecins, quand il ne pousse pas ces derniers à quitter l’hôpital pour aller pratiquer en privé.

Les écarts sont également très importants entre les revenus des différents spécialistes eux-mêmes. Ceux qui ont les plus hauts revenus gagnent en moyenne trois fois plus que ceux qui sont en bas de l’échelle, une moyenne qui couvre des différences interindividuelles encore plus grandes. Ce fossé entre les revenus s’est creusé pour des raisons historiques, mais ne correspond plus aujourd’hui à des motifs objectifs. Ici aussi, cela crée des tensions et provoque une pénurie dans certaines disciplines, comme la gériatrie.

La qualité et la coordination des soins ne sont pas récompensées 

Le système de financement actuel soutien principalement les soins aigus et toute l’innovation hi-tech qui va avec. D’un autre côté, la coordination des soins n’est pas suffisamment valorisée et les différents niveaux de soins travaillent souvent indépendamment les uns des autres. Il n’est pas financièrement intéressant de transférer un patient vers un environnement de soins plus approprié ou d’établir des collaborations entre différents services. Et pourtant, le nombre de patients qui pourraient bénéficier d’une telle approche plus intégrée, comme les malades chroniques, est en constante augmentation.

Par ailleurs, les hôpitaux ne rencontrent que peu d’incitants à délivrer des soins de haute qualité. Que du contraire même: un patient qui développe des complications après une intervention, par exemple, rapportera davantage des rentrées financières à l’hôpital.


ORIENTATIONS POUR UN FUTUR FINANCEMENT DES HÔPITAUX Financement forfaitaire par admission 

Elargir le financement forfaitaire actuel et baser les tarifs sur les coûts réels 

Avec un système de financement forfaitaire prospectif, les hôpitaux reçoivent un même tarif pour tous les patients qui ont une pathologie similaire (DRG - Diagnosis Related Group). Durant ces 20 dernières années, en Belgique, des éléments de ce type de financement ont été progressivement mis en place dans les hôpitaux aigus, mais de manière très fragmentaire et seulement sur ​​base de la durée moyenne nationale de séjour par pathologie.

Dans le nouveau modèle proposé par le KCE, le financement forfaitaire est élargi et les tarifs sont basés sur les coûts réels moyens d’une prise en charge de qualité pour la pathologie en question. Ceci devrait juguler le problème de sous-financement et encourager l'efficience.

Créer un fonds d’investissement 

Le KCE propose de créer, dans chaque hôpital, un fonds d'investissement qui sera co-géré par les médecins et les gestionnaires de l’hôpital. Ceci devrait favoriser la collaboration autour d'un projet de soins commun pour l’institution.

Une réforme des honoraires des médecins hospitaliers

Rétablir l'équilibre entre les revenus et les efforts réellement prestés

Le KCE propose de maintenir le système de paiement à l’acte, mais de déterminer le montant des honoraires de manière transparente, sur base des prestations effectives en termes de temps consacré, d’effort physique et intellectuel, d’inconfort (travail de nuit ou de week-end par exemple), de risque, de stress, etc. Le revenu peut également être ajusté en fonction de l'expertise/expérience requise et doit aussi récompenser la prise de responsabilité en matière d’organisation. Cette mesure entraîne une réduction des différences entre les spécialités.

Abolir les rétrocessions d’honoraires 

Les honoraires comprennent actuellement une participation aux frais de personnel, de matériel et d’infrastructure liés aux soins. Dans la réforme proposée cette partie disparaît, mais aussi l'ensemble du système de rétrocessions d’honoraires à l'hôpital. Le budget correspondant est transféré au fonds d’investissement mentionné ci-dessus et au financement par DRG.

Un remodelage du paysage hospitalier 

Faire concorder l’offre de soins avec les besoins 

Le KCE recommande d'adapter, par ‘zones de soins’, le nombre de lits aigus, de services et de programmes de soins aux besoins de la population de cette zone, sur base d'un plan stratégique de soins. Une approche similaire existe déjà aujourd'hui en France, par exemple.

Cela peut signifier que, dans certaines régions, un certain nombre de lits aigus seront remplacés par des places d’hospitalisation de jour, des centres de revalidation, des services de soins à domicile, etc.

Centraliser les soins complexes spécialisés 

Le KCE plaide pour que les soins complexes soient réservés à des centres de référence répondant à certains critères. Ces centres peuvent collaborer avec des hôpitaux locaux, plus proches du domicile du patient, pour fournir la partie moins complexe des soins. De cette façon, des soins optimaux et égaux pour tous sont assurés, et les moyens sont utilisés de manière optimale.

Des objectifs de santé mesurables et une stimulation de la qualité 

Au niveau fédéral, les différentes structures décisionnelles au sein de l’INAMI et du SPF Santé publique peuvent être simplifiées et mieux coordonnées. Elles doivent développer une collaboration étroite avec les communautés/régions. En outre, les autorités devraient davantage travailler en fonction d’objectifs de santé mesurables et réserver une place plus importante aux conclusions d’études scientifiques et aux données objectives.

Jusqu’à présent, il n’existe pas beaucoup de preuves scientifiques en faveur de l’efficacité des incitants financiers pour l’amélioration de la qualité des soins. Par conséquent, le KCE recommande de tester d’abord l’approche dite Pay-for-Quality à petite échelle. 


LES ETAPES SUIVANTES  Presque tous les stakeholders interrogés ont convenu qu’une réforme du financement des hôpitaux s’impose de toute urgence. Il ne s’agit cependant pas de la mettre en place abruptement, mais bien de l’appliquer progressivement, tout en préservant les éléments positifs du système actuel.

Le projet est ambitieux ; il demande des changements radicaux dans de nombreux secteurs des soins de santé. Ces changements doivent être appliqués simultanément si l’on ne veut pas prendre le risque de déséquilibrer tout le système. 

La première étape, et  la plus importante, est une décision politique sans équivoque sur la réforme du financement des hôpitaux.

Ensuite, il faudra libérer des budgets et du personnel pour lancer une série de chantiers préparatoires pendant les une ou deux années à venir (par exemple un enregistrement des coûts pour déterminer les tarifs par pathologie, une détermination des besoins en soins aigus, un travail législatif préparatoire, etc.). Dès que les premiers résultats de ces chantiers seront disponibles, il sera possible d’élaborer des plans d'action détaillés et de mettre en œuvre un certain nombre de simulations, puis de commencer à introduire progressivement la réforme.
(Centre Fédéral d'Expertise des Soins de Santé )

vendredi 1 août 2014

La Belgique se souvient : commémoration du centième anniversaire de la Première Guerre mondiale le 4 août à Liège


La Première Guerre mondiale, de 1914 à 1918, a bouleversé l’histoire de la Belgique et du monde entier. Des dizaines de pays ont combattu sur le sol belge. Le comportement courageux de la Belgique a eu un rayonnement mobilisateur et a confirmé l’importance de la coopération internationale. Bien que les derniers témoins humains soient décédés, cette guerre demeure gravée dans la mémoire collective de notre pays.

Le 4 août à Liège, la Belgique commémore le centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale. Des représentants de tous les niveaux de pouvoir en Belgique ainsi que des délégations de nombreux pays du monde entier seront présents. La cérémonie nationale est placée sous le signe de la mémoire des nombreuses victimes de la guerre, soldats, citoyens, Belges et étrangers, qui ont perdu la vie sur le sol belge. La cérémonie rend également hommage à la résistance courageuse de la Belgique et en particulier des forts de Liège, après la violation de la neutralité belge.

Commémoration nationale

Avant la cérémonie, le roi Philippe et la Reine Mathilde recevront les chefs d’Etat et de gouvernement. La cérémonie proprement dite se déroulera au Mémorial interallié de Cointe (Liège), qui a été érigé en l’honneur des anciens combattants alliés de la Première Guerre mondiale. La cérémonie sera sobre et placée sous le signe de la réconciliation. Le Roi passera les troupes en revue et saluera l’étendard. Après la projection d’un court-métrage réalisé par la Défense, des discours seront prononcés par le roi Philippe, le président français François Hollande, le président allemand Joachim Gauck, le prince William, duc de Cambridge (qui représentent les pays partenaires de la Belgique) et le Premier ministre belge Elio Di Rupo. 

Dans l’après-midi, suivra à l’hôtel de ville une cérémonie de commémoration de l’octroi de la Légion d’honneur française à la ville de Liège, qui fut la première ville étrangère à recevoir la plus haute distinction nationale française pour sa résistance. La Patrouille de France et la composante aérienne belge survoleront la ville pendant cette commémoration.

Activités à Liège

En raison de l’exiguïté des lieux, le public ne sera pas admis à la cérémonie. Celle-ci pourra toutefois être entièrement suivie sur des grands écrans placés dans le centre-ville de Liège. Elle sera également retransmise sur la RTBF et d’autres chaînes belges et étrangères.

Tout le week-end, du 1er au 4 août 2014, la ville de Liège sera placée sous le signe de la commémoration. Dans tout le centre-ville, des activités seront organisées pour le grand public. La Défense y installera notamment un authentique village 14-18. Plusieurs musiques militaires belges et étrangères y défileront. Un bal populaire sera également organisé le samedi 2 août. Le programme complet des activités peut être consulté sur le site web de la province de Liège.

Campagne de sensibilisation

Afin d’associer toute la Belgique à cette commémoration, le SPF Chancellerie du Premier Ministre a lancé une campagne de sensibilisation avec le slogan la Belgique se souvient. Depuis la semaine passée, des spots sont diffusés à la radio et à la télévision. Des affiches sont également visibles dans les aéroports, les gares et les stations de métro. Vous trouverez plus d’informations sur le site www.be14-18.be.

Suites de la commémoration nationale

Le 4 août 2014, nous commémorons le centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale.  Le 28 octobre, à Ypres et à Nieuport, aura lieu la commémoration du centième anniversaire de la bataille d’Ypres, avec pour thèmes : le refus de la soumission et l’inondation de la plaine de l’Yser, avec mise à l’honneur de la figure du Roi-Soldat. Le 11 novembre 2018, le centième anniversaire de la signature de l’Armistice sera commémoré à Bruxelles, avec pour thèmes : la fin de la guerre, le retour à la paix et la reconstruction. Ce sera l’occasion d’une véritable fête populaire.
Belga

Hospitalisations en psychiatrie: trop et trop longtemps ?

5% des patients souffrant de troubles psychiatriques sont soignés à l’hôpital pendant plus d’un an, 2% pendant… plus de 5 ans ! Les longs séjours à l’hôpital et le nombre élevé de lits psychiatriques génèrent de lourdes dépenses pour la sécurité sociale. Les Mutualités Libres appellent au développement de formules de soins alternatives à l’hospitalisation.
Bruxelles, le 29 juillet 2014. Entre 2008 et 2012, 31.021 affiliés des Mutualités Libres ont été hospitalisés en milieu psychiatrique pour troubles psychotiques, épisode dépressif majeur, troubles anxieux sévères, etc.  Les Mutualités Libres ont analysé les caractéristiques de ces hospitalisations. Quelques constats :


• L’offre de lits psychiatriques est très importante en Belgique : 144 lits pour 100.000 habitants, ce qui est nettement plus élevé que dans les pays voisins (100 lits/100.000 hab.). C’est en Flandre que le nombre de lits psychiatriques est le plus élevé: 14.485 lits contre 6.582 en Wallonie et 2.217 à Bruxelles. 
• Si la durée moyenne de séjour en hôpital psychiatrique est de 69 jours et 26 jours en service psychiatrique d’un hôpital général, un nombre non négligeable des patients (5%) sont soignés à l’hôpital pendant plus d’un an.  2% d’entre eux y séjournent même pendant plus de 5 ans !
• C’est dans les services psychiatriques des hôpitaux généraux que les dépenses de santé à charge de la sécurité sociale sont les plus élevées : 10.339 euros par mois et par patient en moyenne, suivis par les hôpitaux psychiatriques (4.718 euros). Dans les milieux extrahospitaliers voués aux longs séjours, les coûts sont sensiblement moins élevés : 3.108 euros en maison de soins psychiatriques et 1.671 euros pour les habitats protégés.
• Au total, les hospitalisations psychiatriques représentent 8,7% des dépenses en soins de santé des Mutualités Libres alors qu’elles ne concernent qu’1,3% de leurs affiliés. C’est le prix de la journée d’entretien à l’hôpital et les honoraires de surveillance qui sont les principales sources de coûts (91% à 95%).

L’hôpital n’est pas la seule option !

La santé mentale est une composante essentielle de la santé, comme l’a rappelé l’OMS récemment. Les hospitalisations en psychiatrie s’imposent souvent quand les patients représentent un danger pour eux-mêmes ou pour leur entourage mais comment expliquer qu’en Belgique, on garde certains patients si longtemps à l’hôpital (plus de 5 ans !)?  Un accueil dans une institution de soins conçue pour les longs séjours (maisons de soins psychiatriques et habitats protégés) ne serait-il pas plus adapté?
  
Pour les Mutualités Libres, les (trop) longs séjours hospitaliers et le nombre élevé de lits en psychiatrie mettent en évidence l’insuffisance d’alternatives à l’hospitalisation. Ces formules de soins alternatives doivent être développées et surtout pérennisées.

Actuellement, une série de projets thérapeutiques sont mis en place dans le cadre de l’article 107 pour développer les soins extrahospitaliers (prise en charge à domicile par exemple). L’évaluation de ces projets devrait, on l’espère,  aboutir à la généralisation des initiatives répondant le mieux aux besoins des patients tout en étant financièrement supportables pour la sécurité sociale. 
Belga

vendredi 18 juillet 2014

Rapport au Parlement fédéral: Pensions militaires

La Cour des comptes publie sur son site internet un rapport d’audit consacré aux pensions militaires. Elle relève que la réforme des pensions militaires entrée en vigueur le 1er janvier 2009 n’a pas été évaluée financièrement, ni au moment de son adoption, ni par la suite, alors que, sur certains aspects, la charge des pensions va augmenter. Elle constate que la Défense et le Service des pensions du secteur public (SdPSP) ont pris des mesures efficaces pour la mettre en œuvre, mais que les contrôles du SdPSP restent insuffisants en matière de cumul avec un revenu professionnel ou de remplacement.
Les pensions militaires représentent près d’un quart des pensions gérées au niveau fédéral par le Service des pensions du secteur public (SdPSP) tant en nombre qu’en coût.

Dans son rapport, la Cour des comptes a notamment examiné si l’incidence financière de la réforme des pensions militaires, entrée en vigueur le 1er janvier 2009, a été évaluée et si la Défense et le SdPSP ont pris des mesures suffisantes pour la mettre en œuvre. 

Elle constate que l’incidence financière de la réforme n’a pas fait l’objet d’une évaluation, a priori ou a posteriori. Elle estime qu’à court terme, une augmentation de la charge des pensions militaires est certaine, notamment en raison de l’application des mesures transitoires prévues. 

Pour la Cour des comptes, cette réforme aurait justifié qu’une évaluation de l’incidence financière de chaque modification projetée et de l’incidence cumulée de l’ensemble de ces modifications figure dans le projet de loi présenté au Parlement par le gouvernement. 

Le rapport signale également que les mesures prises pour mettre en œuvre cette réforme sont efficaces et adéquates. 

En ce qui concerne les situations de cumul d’une pension publique et d’un revenu professionnel ou de remplacement, leur gestion revêt une importance particulière dans les cas où, comme pour les militaires, les limites d’âge sont sensiblement inférieures à celles prévues par le régime général des pensions. La Cour constate que les contrôles mis en place au sein du SdPSP ne couvrent pas l’ensemble des situations et recommande au SdPSP de définir une politique de contrôle basée sur une évaluation des risques. Les échanges de données entre institutions de pension, annoncés par le SdPSP, devraient contribuer à améliorer cette situation.
Belga



SPP Intégration Sociale, Lutte contre la Pauvreté, Economie Sociale et Politique des Grandes Villes

Bruxelles, le 18 juillet 2014. 


1 personne sanctionnée sur 5 est aidée par le CPAS. Sur 10 chômeurs suspendus frappant à la porte du CPAS, 7 le font au cours du premier trimestre suivant leur sanction et restent bénéficiaires du CPAS pendant 1,4 trimestre.

L'étude du SPP Intégration sociale examine depuis 2007 dans quelle mesure les personnes à qui l'ONEM a infligé une sanction sont aidées par le CPAS.

L'ONEM tente de rapprocher les chômeurs du marché du travail en les encourageant à chercher activement un emploi. Si leurs efforts sont jugés insatisfaisants, notamment l'ONEM peut infliger des sanctions. Celles-ci vont d'une diminution de l'allocation à une exclusion définitive du chômeur. Les personnes suspendues peuvent alors faire appel à l'aide du CPAS.

Julien Van Geertsom, président du SPP Intégration sociale « Nous remarquons que la personne sanctionnée ne fait pas directement appel au CPAS. Certains sollicitent d'abord leur réseau social ou une petite réserve financière. Quelques-uns ont trouvé un travail en tant qu'employé ou indépendant à la fin du premier trimestre suivant une sanction ou ont retrouvé leur position de bénéficiaire d'allocations de chômage, ce qui signifie qu’ils ont régularisé leur situation en cours de trimestre. Ce n'est que plus tard, si leur situation n'a pas été régularisée, qu'ils finissent par s'adresser au CPAS. »

Parmi les 141 026 personnes sanctionnées faisant l'objet de l'étude, 25 972, soit 18,4%, ont fait appel à l'aide du CPAS pendant au moins un trimestre au cours de la première année suivant leur sanction.

Nous observons que près de la moitié des personnes sanctionnées ne restent pas plus d'un trimestre au CPAS après avoir reçu une sanction de l'ONEM. 70,1% d'entre elles restent maximum deux trimestres au CPAS. Celles qui reçoivent l'aide du CPAS pendant trois trimestres ou plus sont plutôt rares.

Il ressort de l’enquête que le nombre de chômeurs sanctionnés représentent, chaque mois, 10% de l’ensemble des personnes qui sont aidées par le CPAS.

« Sur 10 chômeurs suspendus frappant à la porte du CPAS, 7 le font au cours du premier trimestre suivant leur sanction. Ils ne restent toutefois pas longtemps. En moyenne, ils bénéficient de l'aide du CPAS pendant 1,4 trimestre. Cela confirme les conclusions de notre étude de 2012 qui s'est penchée sur les flux entre le chômage, l'emploi et le CPAS », conclut Julien Van Geertsom.
Belga

Plus de 100.000 bénéficiaires du revenu d’intégration sociale en 2014


Bruxelles, le 18 juillet 2014. 

Dans son dernier rapport trimestriel, le SPP Intégration sociale constate que la population percevant le revenu d'intégration sociale (RIS) augmente et rajeunit encore en 2014.

Le revenu d’intégrationEn 2013, le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a augmenté de 3,5% comparativement à 2012. Pour les deux premiers mois de 2014, la hausse par rapport à 2013 s'établit déjà à 4,3%. Cette progression est sensiblement plus marquée dans les grandes villes.

En chiffres absolus, 98 776 personnes sur base mensuelle ont reçu un revenu d'intégration en 2013.  Le cap des 100 000 a été franchi en 2014 et nous atteignons aujourd'hui une moyenne mensuelle de 102 583 bénéficiaires.

Si nous nous penchons davantage sur le groupe des moins de 25 ans, nous constatons qu'il représente actuellement 30,8% de la population totale des bénéficiaires.

« Trop nombreux sont les jeunes qui viennent solliciter l'aide du CPAS. Maintenant que l'année scolaire est terminée, le chiffre risque même encore d'augmenter. Souvent ces jeunes ont un très faible niveau d'étude ou ont quitté les bancs de l'école prématurément. Le CPAS les aide à obtenir un diplôme afin d'accroître leurs chances sur le marché de l'emploi », déclare Julien Van Geertsom, président du SPP Intégration sociale.

Dans le rapport, nous constatons une augmentation du nombre d'étudiants ayant conclu un projet individualisé d'intégration sociale (PIIS) de 7,5% par rapport à 2012. Cette mesure encourage les jeunes à décrocher un diplôme, avec le soutien des CPAS, en vue de leur insertion professionnelle dans la société. Ce projet peut aussi bien concerner le secondaire que le supérieur. La hausse observée est deux fois supérieure à celle de l'ensemble des bénéficiaires du revenu d'intégration, qui a été de 3,5% au cours de la même période.


Demande d'aide financière des demandeurs d'asileLe nombre de personnes pouvant prétendre à l'aide financière a diminué de 19,7%, passant de 26 711 en 2012 à 21 667 en 2013. De grandes différences sont à noter au sein du groupe. Le nombre d'étrangers non-inscrits dans le registre de la population a ainsi baissé de 14,8%. Le nombre de demandeurs d'asile pouvant prétendre à une aide financière a, quant à lui, chuté de 49,6%.

« Grâce à la diminution du nombre de demandeurs d'asile, nous avons pu réaffecter le budget initialement destiné à l'aide financière pour investir davantage dans la lutte contre la pauvreté. Les CPAS peuvent consacrer les 5 pour cent d'augmentation de budget, soit 33 millions d'euros par an, au paiement des revenus d'intégration supplémentaires. », explique Julien Van Geertsom.