mercredi 14 novembre 2012

La Bibliothèque Royale collabore à la grande exposition sur Verlaine dans le cadre de « Mons 2015 »


« Verlaine, cellule n°2. Turbulences poétiques » de mars à mai 2015 à Mons

En 2015, la Fondation Mons 2015, la Bibliothèque royale de Belgique et la Ville de Mons consacrent une grande exposition au poète français Paul Verlaine. L’exposition « Verlaine, cellule n° 2. Turbulences poétiques » organisée dans le cadre de Mons Capitale européenne de la Culture 2015, cherche à restaurer l’image de ce poète parfois qualifié de maudit, qui résida à Mons à un moment clé de sa vie.

Sa réhabilitation

L’exposition est centrée sur le séjour de Verlaine dans la prison de Mons - suite à la rixe entre Rimbaud et Verlaine, qui aboutit à un procès - où il écrira plusieurs chefs-d’œuvre. Elle évoque aussi les relations du poète avec le monde artistique et littéraire et la tournée de conférences données en Belgique en 1893.

Si Verlaine reste un immense poète qui a inspiré de nombreux écrivains, son œuvre est quelque peu tombée dans l’oubli, voire considérée avec dédain par certains critiques littéraires. L’exposition « Verlaine, cellule n°2 » cherchera à restaurer cette image assombrie du poète en invitant le grand public à découvrir ses œuvres étonnantes et les acteurs clés de son existence.

Documents de la Bibliothèque Royale

Les visiteurs pourront découvrir près de 150 documents, pour la plupart inédits ou peu connus : des lettres écrites par Verlaine durant son séjour sous les verrous, des photos originales, mais aussi des dessins, tableaux et images anciennes, ou encore, les documents administratifs relatifs au procès de Verlaine, conservés à la Bibliothèque Royale.

Verlaine, cellule n°2. Turbulences poétiques 

mars – mai 2015

Anciens abattoirs, Place de la Grande Pêcherie, 7000 Mons

(Bibliothèque royale de Belgique)

Mobilité internationale dans le cadre d’Erasmus

La politique des autorités flamandes ne contribue pas de manière optimale à la mobilité étudiante dans le cadre du programme Erasmus. D’une part, les autorités ne disposent pas d’informations suffisantes au sujet de la mobilité réalisée. D’autre part, certaines mesures et actions politiques ont tardé à être prises. Si aucune accélération n’intervient, il semble quasiment impossible d’atteindre l’objectif fixé de taux de participation. La Flandre offre un cofinancement mais n’a pas déterminé son budget Erasmus en fonction des objectifs stratégiques. Epos, l’agence chargée de la mise en oeuvre du programme Erasmus, distribue les subventions en accordant trop d’importance au critère des réalisations antérieures des établissements d’enseignement, ce qui implique que des établissements qui ont fait preuve de peu de mobilité dans le passé éprouvent des difficultés à augmenter leur participation. Les universités et les hautes écoles ne veillent pas suffisamment à la qualité des institutions partenaires.
Introduction

Erasmus est un sous-programme du Programme européen d'éducation et de formation tout au long de la vie, qui prévoit principalement des actions visant à renforcer la mobilité des étudiants et du personnel de l’enseignement supérieur. Selon l’objectif de Bologne, 20 % des diplômés de l’enseignement supérieur devrait disposer d’une expérience d’études à l’étranger. Le ministre flamand de l’Enseignement a fixé l’objectif à 15 % pour la fin de l’année académique 2015-2016. Outre l’Union européenne, la Communauté flamande accorde une allocation destinée à promouvoir la mobilité des étudiants. 

Politique Erasmus de la Flandre

Les autorités flamandes ne disposent pas de suffisamment de données adéquates au sujet de la mobilité réelle pour leur permettre d’étayer et d’orienter leur politique. De plus, peu de mesures concrètes ont été prises jusqu’ici sur la base des conclusions et recommandations formulées dans des études et avis disponibles. Le plan d’action que le ministre était supposé rédiger pour la fin de l’année 2010 n’a pas encore été finalisé. Le crédit budgétaire de la Communauté flamande n’a pas été calculé en fonction de l’allocation optimale ou du nombre idéal de participants. Depuis plusieurs années le gouvernement flamand omet de fixer l’allocation de mobilité, bien que celle-ci soit prévue par décret et le ministre a déterminé une subvention globale après le début de l’année académique, et l’agence Epos a donc été contrainte de fixer elle-même le montant de l’allocation individuelle. En raison des retards dans la prise de décision et des modifications intervenues, les étudiants et les établissements d’enseignement ont longtemps été dans l’incertitude quant au montant définitif de l’allocation. 

Autorité nationale et agence nationale Epos

Epos a surtout défini des objectifs quantitatifs généraux, sans fixer toutefois d’échéance dans le temps. L’agence accorde peu d’attention aux objectifs (qualitatifs) plus spécifiques. Le contrôle effectué par l’autorité nationale a démontré que la comptabilité d’Epos n’était pas encore au point durant l’exercice 2010 et que le contrôle interne laissait à désirer. Au niveau de la mobilité internationale, les tâches sont réparties entre différents acteurs, ce qui donne lieu à une politique fragmentée. Epos répartit les moyens entre les établissements d’enseignement en accordant trop d’importance au critère des réalisations antérieures et les corrections sont effectuées avec retard et parfois de manière inefficace, autant de facteurs qui freinent une augmentation de la mobilité. Epos assure sa mission d’information auprès des étudiants, mais ne stimule pas la mobilité de manière suffisamment active. Des renseignements clairs au sujet de l’allocation de mobilité ne sont pas toujours fournis en temps voulu.  

Organisation dans les universités et les hautes écoles

Les universités et les hautes écoles entreprennent trop peu d’actions en vue de stimuler la participation des étudiants au programme Erasmus. Dans certaines orientations, les étudiants Erasmus sont sélectionnés ou classés de manière peu transparente, notamment sur la base des résultats universitaires, ce qui est contraire aux objectifs européens et flamands lorsque ce critère devient déterminant. Rares sont les établissements qui vérifient si l’institution partenaire offre suffisamment de garanties de qualité. Les normes utilisées pour définir des programmes d’études internationaux varient d’un établissement à l’autre. Les responsables de certaines orientations affirment par ailleurs ne pas trouver de programmes d’études complémentaires ou adéquats à l’étranger. Les établissements flamands tiennent compte des études accomplies avec succès à l’étranger, mais ne valorisent par entièrement et uniformément toutes les évaluations réalisées dans les pays ou institutions hôtes. 

Suivi des résultats

Jusqu’il y a peu, Epos ne publiait que des chiffres absolus au sujet de la mobilité dans le cadre d’Erasmus. Un calcul simplifié de la Cour des comptes permet d’établir le taux de participation à 10,13 % pour l’année universitaire 2009-2010. Si l’évolution de la mobilité Erasmus de ces dernières années est le seul facteur pris en compte, il semble difficile d’atteindre l’objectif fixé par la Flandre à 15 % pour la fin de l’année universitaire 2015-2016. La mesure dans laquelle la mobilité enregistrée hors du programme Erasmus pourrait contribuer à atteindre cet objectif n’apparaît pas clairement.  
(Belga)

L’APFACA et IDH accompagnent les producteurs de soja en Amérique du sud vers la durabilité

Ce 14 novembre 2012, l’APFACA et Initiatief Duurzame Handel (IDH) ont conclu un accord visant à “adopter” ensemble 4 projets de soja durable en Argentine, ainsi qu’au Brésil. Par ce financement, ils souhaitent contribuer à l’accompagnement et au soutien des agriculteurs argentins et brésiliens dans leur trajet vers la certification de soja sociétalement responsable.
L’APFACA souhaite que d’ici 2015, l’ensemble du soja acheté en Amérique du sud (600.000 T) soit certifié conformément aux indicateurs de la durabilité (RTRS: www.responsiblesoy.org). Sous indicateurs durables on comprend e.a. du soja qui ne provient pas de régions récemment déboisées (le respect du moratoire Greenpeace), de bonnes pratiques agricoles, des indicateurs environnementaux comme l’enregistrement des produits agro-chimiques utilisés et des indicateurs sociaux comme des salaires corrects, etc. Afin d’atteindre cet objectif, l’APFACA a établi une trajectoire pour l’achat de soja certifié : 50.000 T en 2008, 100.000 T en 2009, 250.000 T pour cette année et ainsi de suite jusqu’aux 600.000 T en 2015.  

Les producteurs de soja doivent également être accompagnés et sensibilisés dans leurs efforts en matière de certification. C’est pourquoi un accord fut signé pour la durée de trois ans avec IDH (Initiatief Duurzame Handel aux Pays-Bas, Ministère des affaires étrangères). Cet accord couvre le soutien de 4 grands (groupes de) producteurs dans les plus grandes régions de production au Brésil et en Argentine : 
- “Viluco” à Chaco (NO de l’Argentine) d’une valeur de 256.628 € et au total 43.000 ha. Bon pour 129.000 T soja/an
- “Aliança da Terra” à Goiás (Brésil Centrale) d’une valeur de 124.660 € et au total 20.000 ha. Bon pour 60.000 T soja/an
- “Los Grobo/Ceagro” dans le Mapito (NO du Brésil) d’une valeur de 138.000 € et au total 68.000 ha. Bon pour 204.000 T soja/an
- “Fapcen” dans le Mapito (NO du Brésil) d’une valeur de 540.000 € et au total 90.000 ha. Bon pour 270.000 T soja/an

Dans ces régions, les producteurs de soja sont accompagnés par des ONG. L’ONG Solidaridad est manager du Soy Fast Track Fund d’IDH, qui gère les projets. 

2006 fut le lancement de la plate-forme Aliments Sociétalement Responsables pour Animaux (en abrégé ASRA), créée par l’APFACA en collaboration avec d’autres partenaires de la chaîne (Boerenbond, la CBL, Fedis, la FEVIA, la FWA et Imexgra). L’objectif est triple: élaborer un standard pour les aliments sociétalement responsables pour animaux, diminuer la dépendance vis-à-vis de l’étranger pour l’importation de protéines, promouvoir les protéines locales. 
Les projets susmentionnés incarnent le premier objectif de la plate-forme, notamment créer des aliments sociétalement responsable pour animaux.
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L’APFACA, l’Association Professionnelle des Fabricants d’Aliments Composés pour Animaux en Belgique, compte 175 affiliés. Ensemble, ils représentent 95 % de la production nationale. Le secteur emploie 3000 personnes. Avec une production nationale de 6 millions de tonnes et un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros, le secteur des aliments composés est un des plus importants fournisseurs de moyens de production pour l’agriculture.

Le bâtiment résidentiel le plus durable d’Europe se trouve à Louvain

Le Balk van Beel obtient le plus haut score de durabilité.

Breeam, le numéro un mondial en matière de mesurage et d’évaluation de la durabilité des bâtiments, a procédé à l’évaluation du degré de durabilité du Balk van Beel. L’organisme attribue différentes notes qui vont de « reçu », « bien », « très bien », « excellent » à « remarquable ». 
Le Balk van Beel, première phase du quartier urbain de Tweewaters le long du Vaartkom à Louvain, a obtenu un score de 87,8 %. Aujourd’hui, la société de développement Ertzberg, responsable du projet, s’est vue remettre le certificat Breeam « remarquable ». C’est la première fois que ce label est décerné sur le continent européen. Erzberg décroche donc là une primeur !

Voici quelques-uns des aspects durables qui ont valu au Balk van Beel son score remarquable :
§ Transport : tout le quartier de Tweewaters est interdit à la circulation automobile et dispose d’un vaste réseau de pistes cyclables et de voies piétonnes. Le Balk dispose de locaux à vélos de haute qualité situés au rez-de-chaussée, juste à côté de l’ascenseur. Chaque appartement du Balk est équipé de manière standard de bornes de chargement vertes pour voitures électriques et véhicules hybrides rechargeables. 
§ Énergie : le concept énergétique du Tweewaters est proposé en tant que projet de démonstration européen dans le cadre du concours pour l’obtention de subsides FP7. Le Balk van Beel sera alimenté à l’électricité verte et doté de chauffage vert. Chaque appartement disposera de compteurs intelligents permettant la lecture en temps réel des consommations d’électricité, de chaleur et d’eau (une première !).
§ Utilisation de matériaux : on utilisera principalement des matériaux recyclés et de préférence des matériaux « Cradle to Cradle ». Ainsi, l’ensemble du bâtiment sera revêtu d’un seul et même carrelage C2C en une couleur. Tous les produits en bois proviennent de la sylviculture durable et disposent du label de certification FSC. Le chantier du Balk dispose d’une rue de déchets sur laquelle les déchets sont d’abord démantelés physiquement avant d’être triés par type de matériau. Cette rue de déchets est gérée par Levanto, une ONG locale, qui affecte au chantier des ouvriers appartenant aux groupes fragilisés. 
§ Déchets : organisation d’une rue de déchets pour les habitants du quartier où les différentes fractions de déchets courantes sont triées et pesées. Le pesage de déchets dans un environnement intra-urbain constitue une première dans notre pays. Grâce à ce pesage, chaque habitant paie effectivement en fonction des déchets qu’il produit. 
§ Innovation : l’armoire de livraison à domicile constitue un bon exemple d’innovation qui allie confort de vie et durabilité. Chaque appartement du Balk est équipé de manière standard d’un iPad et d’une armoire de livraison à domicile grâce auxquels des marchandises peuvent être livrées et enlevées, même en cas d’absence. 
Le caractère durable d’une telle armoire est évident : d’un point de vue écologique, il est bien plus intéressant qu’un seul fournisseur se déplace pour tout le quartier plutôt que chaque habitant prenne sa voiture pour se rendre au magasin chaque fois qu’il a une course à faire. En se basant sur le comportement de consommation actuel des consommateurs, un premier calcul fait apparaître que les armoires de livraison à domicile permettraient d’économiser environ 437 kg de CO2 par an et par armoire. Et en toute logique, ce chiffre devrait augmenter de manière exponentielle dans le futur. 
Cette armoire deviendra donc le nouveau centre logistique de l’appartement. On pourra non seulement y livrer des marchandises, mais aussi en enlever. Ainsi, les fractions de déchets moins courantes/évidentes qui ne peuvent pas être traitées par la rue de déchets pourront être enlevées à intervalles réguliers via cette armoire. Pensez seulement aux petits déchets dangereux comme l’huile de friture, les piles, les lampes économiques, les cosmétiques, les médicaments, etc.
L’armoire de livraison à domicile procure donc des avantages indéniables en matière de confort de vie, de mobilité, d’émissions de CO2 et de déchets.

Un autre aspect innovant est la gestion du quartier urbain de Tweewaters : ici, c’est le comité de quartier qui est l’interlocuteur privilégié. Il est chargé de gérer le quartier et de faire appel aux fournisseurs de services de soutien familial appropriés. Il conclut des accords avec eux pour ce qui concerne le confort de vie des habitants et le comportement durable des commerçants dans le quartier. Bref, il veille à ce que le quartier « tourne » et qu’il continue à « tourner ».
( Belga)

lundi 12 novembre 2012

L’Association Belge du Diabète célèbre ce 14 novembre la Journée Mondiale du Diabète.

Depuis de nombreuses années, l'Association Belge du Diabète (ABD) et la Fédération Internationale du Diabète (FID) sont associées pour célébrer le 14 novembre la Journée Mondiale du Diabète.
Le but de la Journée Mondiale du Diabète est de sensibiliser l'opinion publique à cette terrible maladie et à ses complications dévastatrices. Selon l’OMS, 347 millions de personnes sont diabétiques dans le monde (1). En Belgique, on estime à 600 000 le nombre de personnes diabétiques dont 250 000 ignorent qu’elles sont atteintes.

La Journée Mondiale du Diabète est célébrée partout dans le monde et réunit la communauté mondiale du diabète. Chaque année, quelques 200 associations membres de la FID, les professionnels de santé et organismes de soins, ainsi que toutes les personnes qui veulent faire une différence organisent des milliers d'événements au niveau national et local.

La
campagne 2012 marque la quatrième année consacrée à l’Education et à la Prévention du Diabète.  Elle aspire à éduquer, engager et responsabiliser la jeunesse et le grand public au diabète.  Le slogan
choisi cette année pour illustrer cette campagne est « Diabète : protégeons notre futur ».  Les trois messages-clés de la campagne sont :
- l’accès à l’éducation pour tous ;
- la façon dont nous vivons met notre vie en danger ;
- les personnes atteintes de diabète font face à la stigmatisation et à la
discrimination
(2).

De nombreuses manifestations ont lieu dans le
cadre de cette journée dont une vaste campagne d’illuminations de monuments symboliques en bleu - la couleur de la Journée Mondiale du Diabète. Toutes les informations
relatives à cette campagne sont disponibles sur le site de la Fédération internationale du Diabète http://www.idf.org/journeemondialedudiabete

L’Association Belge du Diabète est une
ASBL créée en 1942 qui regroupe des personnes diabétiques, des paramédicaux ainsi que des médecins. L’association compte près de 12 000 membres. Elle a entre autres objectifs d’apporter les informations nécessaires à une bonne gestion de la maladie.  L’ABD agit aussi en tant qu’avocat global de la cause des personnes diabétiques.  Depuis de nombreuses années, elle multiplie ses efforts afin de favoriser d'une part une prise de conscience sociétale de la gravité de la maladie et d'autre part, une approche intégrée de sa problématique.

vendredi 9 novembre 2012

Ablation de la vésicule biliaire : pourquoi si peu d’hospitalisations de jour ?

En présence de calculs biliaires, la vésicule biliaire doit parfois être retirée. Une nouvelle étude des Mutualités Libres montre que quand cette intervention est réalisée par laparoscopie en hôpital de jour, les coûts à charge du patient sont réduits de 40 % par rapport à une hospitalisation classique, et de 55 % pour l’assurance maladie. Or, cette pratique n’est utilisée que dans 4 % des cas ! Les Mutualités Libres font dès lors quelques propositions pour encourager le recours à l’hospitalisation de jour pour cette opération.
BRUXELLES, le 8 novembre 2012. Entre 10 et 20 % de la population occidentale souffre de calculs biliaires. Quand une opération chirurgicale (cholécystectomie) est nécessaire, l’ablation de la vésicule biliaire se fait par laparoscopie dans 95 % des cas. Le risque de devoir subir cette opération augmente avec l’âge et les femmes sont en moyenne deux fois plus nombreuses que les hommes à devoir être opérées.

Moins cher en hospitalisation de jour 

Selon une étude des Mutualités Libres, le coût moyen d’une ablation de la vésicule biliaire en 2010 s’élevait à 1.691 euros en hospitalisation de jour, contre 3.575 euros en hospitalisation classique. Ces frais plus importants en cas d’hospitalisation classique frappent tant les patients, dont la quote-part est plus élevée (ticket modérateur + suppléments), que l’assurance maladie. En optant pour une hospitalisation de jour, le coût de cette opération peut donc fortement être réduit : 40 % pour le patient, 55 % pour l’assurance maladie.

Seulement dans 4 % des cas

Plusieurs études cliniques et une méta-analyse* ont démontré que les résultats de l’hospitalisation de jour en termes de douleurs postopératoires et complications éventuelles sont équivalents à ceux constatés en hospitalisation classique. Malgré ces évidences, il est étonnant de constater que seules 4 % des ablations de la vésicule biliaire par laparoscopie sont réalisées en hospitalisation de jour en Belgique. Au Royaume-Uni, la part d’hospitalisations de jour est passée de 10% à 61%  entre 2006 et 2009. Pourquoi ne serait-ce pas possible en Belgique ?

Recommandations 

Frais moins élevés et confort accentué pour le patient, meilleure utilisation des moyens financiers par les hôpitaux… ne sont que quelques avantages de l’hospitalisation de jour pour les personnes répondant aux conditions pour en bénéficier. Afin d’encourager le recours à cette pratique dans le cas de la cholécystectomie, les Mutualités Libres appellent par conséquent à :

• Développer des recommandations belges (« guidelines ») en concertation avec les secteurs concernés et sur la base de l’expérience des pays voisins. La proportion d’hospitalisations de jour pourrait ainsi croître sans que la qualité des soins et la sécurité du patient n’en soient diminuées.
• Revoir l’organisation actuelle de l’hospitalisation de jour, qui représente un obstacle à la promotion  de la cholécystectomie en hospitalisation de jour. Les besoins de soins et de surveillance des patients ne se limitent en effet pas nécessairement aux heures d’ouverture traditionnelles.
• Revoir le mécanisme de financement des hôpitaux afin de rendre l’hospitalisation de jour plus attractive pour cette opération.
• Informer les acteurs concernés (hôpitaux/prestataires de soins, organismes assureurs, patients…) sur les avantages de l’hospitalisation de jour et du suivi post-opératoire.  
5ource: Belga

Savez-vous que faire en cas d’incident industriel?

La Ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, a donné le signal de départ pour la campagne d'information sur le risque Seveso, intitulée « Savez-vous que faire en cas d’incident industriel ? » et organisée par le Service public fédéral Intérieur. Cette campagne a pour objectif d’informer largement la population belge quant aux différentes actions de protection à prendre en cas d'accident industriel.
Pour Joëlle Milquet, informer la population sur les risques liés aux sites industriels Seveso est non seulement une obligation européenne mais est avant tout une responsabilité des autorités. Il est en effet essentiel d’informer préventivement les citoyens des éventuels risques qui les entourent et les encourager dans leur responsabilisation face aux risques et pendant une situation d’urgence.

Lorsque les sirènes situées autour d’une installation Seveso retentissent, elles avertissent d’un danger. 
Les citoyens doivent dans ce cas-là suivre les réflexes suivants : 
- rentrez ou restez à l’intérieur du bâtiment le plus proche; 
- fermez portes et fenêtres ; 
- écoutez la radio ou regardez la télévision pour de plus amples informations


Afin que la population belge puisse prendre connaissance du risque et des actions de protection possibles, une campagne nationale d’information est lancée à partir de ce 08 novembre et s’étendra sur une période de 4 semaines :

- Le site web www.seveso.be donne davantage d’informations détaillées et de liens utiles ; il propose également une cartographie dynamique pour que le citoyen puisse situer une entreprise dans son environnement quotidien ;
- Les actions de protection seront également régulièrement mises en avant via les médias nationaux 
(spot TV sur les chaînes nationales et annonces dans les quotidiens) ; 
- Dans chaque commune où se trouve un site Seveso seuil haut, une brochure d’information sera mise à la disposition du citoyen. 
- Lors de la conférence de presse, la Ministre de l’Intérieur a lancé un défi national virtuel de mise à l’abri à l’ensemble de la population. Pour relever le défi, le citoyen, jeune et moins jeune, peut tester ses connaissances de manière pédagogique. Cet exercice permettra à chacun de tester ses connaissances et ses réflexes en situation d’urgence en surfant sur www.seveso.be et partager ses résultats avec ses amis sur Facebook et Twitter.
( Belga)