lundi 20 février 2012

Sœur Léontine, pionnière des soins palliatifs, est décédée à la Clinique Saint-Jean


Sœur Léontine, la fondatrice du premier service hospitalier de soins palliatifs dans notre pays, est décédée dimanche 19 février 2012, à la Clinique Saint-Jean dans l’unité de soins palliatifs qu’elle avait créée elle-même en 1990. Sœur Léontine est considérée comme la pionnière et la grande promotrice des soins palliatifs dans notre pays. Pendant 25 ans, Sœur Léontine a également assuré la direction générale de la Clinique Saint-Jean. 

Sœur hospitalière puis médecin investie d’une mission
Sœur Léontine - née Jozefa de Buysscher le 10 mars 1923 à Borgerhout – est la fille cadette d’une famille de huit enfants. Un stage à la Clinique Saint-Jean lui donne l’occasion d’entrer en contact avec les Sœurs Hospitalières ; en 1949, à l’âge de 26 ans, elle rejoint le couvent des Augustines Hospitalières qui ont fondé la Clinique Saint-Jean, l’hôpital bruxellois, où elle travaillera initialement comme infirmière. Sur le conseil de sa supérieure, elle entamera quelques années plus tard des études de médecine et de sciences hospitalières à l’Université Catholique de Louvain, où elle obtient son diplôme de médecine – avec grande distinction – en 1964. Elle assurera ensuite, 25 années durant, la direction de l’hôpital général Saint-Jean. 

Pionnière


Après avoir pris sa retraite en tant que directrice d’hôpital, Sœur Léontine part à l’étranger en 1987 afin d’y parfaire sa formation à l’accompagnement des patients incurables. De retour dans notre pays, consciente des lacunes du système de santé belge dans ce domaine, elle crée en 1990, à la Clinique Saint-Jean, la première unité résidentielle de soins palliatifs dans une structure hospitalière. Au cours de cette phase pionnière, Sœur Léontine livre une lutte acharnée pour la reconnaissance officielle de toutes les unités de soins palliatifs fondées par la suite. Ce n’est qu’en 1997 que celle-ci leur sera accordée, bientôt suivie d’un financement par les pouvoirs publics. Ce cap marque le début d’une phase de développement rapide de ce type de soins dans notre pays. 


Les soins palliatifs aujourd’hui

Le tournant du millénaire marque la fin d’une époque. Après dix années de d’efforts assidus en faveur des soins palliatifs, Sœur Léontine décide de passer le flambeau, confiante en l’avenir. Les possibilités de plus en plus étendues de la médecine curative donnent également un visage nouveau aux soins palliatifs, leur conférant un sens plus large : de « soins terminaux », ils deviennent « soins continus » et s’adressent désormais à des patients certes incurables, mais sans pour autant être terminaux. L’unité évolue pour devenir, de plus en plus, un maillon intermédiaire entre l’hôpital curatif et les soins à domicile.
A propos de la Clinique Saint-Jean

Située en plein cœur de Bruxelles, la Clinique Saint-Jean propose, grâce à son équipe de 1.300 collaborateurs hautement spécialisés, une offre de soins étendue et de grande qualité. Elle cherche à apporter des soins globaux, qui s’appuient sur la reconnaissance des besoins physiques, émotionnels et sociaux du patient, tout en accordant une importance centrale au respect de la diversité des cultures, des convictions et des religions. Fondée en 1211, la Clinique Saint-Jean s’appuie sur huit siècles de tradition hospitalière.

(EVERAETS & CO)

Numărul belgienilor care apelează la pachetele de hrană a atins cote alarmante


In luna decembrie 2012, numărul acestora s-a ridicat la 117,440 de persoane, crescând cu 3000 de persoane faţă de anul trecut. Persoanele al căror venit lunar nu depăşeşte 740 de euro pot cere ajutor de hrana de la băncile care participă în acet program. Aceste instituţii, susţinute financiar de Fondul de Urgenţă European, colectează hrana de la supermarketurile belgiene şi o distribuie celor care se califică pentru acest ajutor.

Alfond De Vader , reprezentantul Federaţiei Băncilor de Colectare a Hranei a declarat : " Adesea, clienţii noştrii sunt mame singure, persoane care şi-au pierdut alocaţia de somaj
sau imigranţi”.

Anul trecut băncile de colectare a hranei au primit 13,835 de tone de mâncare. Contribuţia finaciară din partea supermarketurilor este din ce în ce mai mică în timp ce Uniunea Europeană plăteşte mai mult de jumătate din cheltuieli.

(VRT)

29 février, Journée mondiale des maladies rares


Selon une étude i-Vox, 3% des femmes belges âgées de 15 à 50 ans développent des symptômes proches de la porphyrie, la maladie de Vincent van Gogh
A l’occasion de la « Journée des maladies rares », qui se tient cette année le 29 février prochain, une étude i-VOX a été menée concernant les symptômes de « Porphyrie » au sein de la population féminine belge. 

La porphyrie est l’une des 7000 maladies rares recensées dans le monde : pour être considérée comme une « maladie rare », la pathologie doit concerner moins de 5 personnes sur 10.000. On estime ainsi qu’environ 150 belges sont affectés par la porphyrie mais peu d’entre eux ont vu la maladie diagnostiquée.

Selon l’étude i-Vox, réalisée en janvier 2012 sur un panel représentatif de 500 femmes, ce ne sont pas moins de 77.575 femmes belges âgées de 15 à 50 ans (3% de la population correspondant à l’échantillon) qui présentent les symptômes conjugués proches de ceux de la porphyrie :
• Des douleurs abdominales répétées aiguës et inexpliquées ;
• Des symptômes gastro-intestinaux (nausées, diarrhées, constipation, vomissement) ;
• Des troubles neurologiques ou psychiatriques (dépression, neuropathies, hallucinations, pertes de sensibilité, qu’on attribue parfois à un syndrome de Guillain-Barré).

Des symptômes « trop classiques » qui ne permettent pas aux généralistes et aux urgentistes d’identifier immédiatement les symptômes de la porphyrie. Il faut d’ailleurs compter en moyenne 6 ans entre la première attaque et le diagnostic de porphyrie. (Peters and Sarkany Clinical Medicine 2005 5; 3-275)

Ce n’est pas rare dans le domaine des maladies orphelines car actuellement, avant de recevoir un diagnostic correct, 22% des patients belges souffrant de maladie rare ont consulté en moyenne plus de 5 médecins et 7% plus de 10 (Plan Belge des Maladies Rares 2011).

De plus, selon le Plan Belge pour les Maladies Rares, 44% des patients belges souffrant d’une maladie de cette nature avaient reçu un autre diagnostic, lequel a évidemment entrainé un traitement inadapté chez 75% d’entre eux.

En Belgique, deux centres universitaires sont reconnus au niveau européen par l’European Porphyria Initiative (EPI) : il s’agit de l’hôpital Erasme (Prof. Frédéric Cotton, Laboratoire de Chimie Médicale) et de la KU Leuven (Prof. David Cassiman/ Prof. Wouter Meerseman du Département des Maladies Métaboliques).

De Van Gogh à la Reine Victoria

On sait aujourd’hui avec une quasi certitude – depuis la parution en 1991 d’une étude publiée par le très célèbre British Medical Journal – que Vincent van Gogh souffrait de porphyrie aiguë intermittente avec des crises aggravées par une hygiène de vie déplorable : excès de travail, phases de jeûne, absinthe… S’agissant d’une maladie héréditaire, il n’est pas exclu que Théo van Gogh, le frère du peintre ait lui aussi développé la maladie de même que la mère des deux hommes. Il n’est pas exclu non plus que la Reine Victoria et Georges III aient souffert de cette maladie orpheline. Mais, noblesse oblige, les études sur les symptômes développés par des membres de la famille royale britannique, sont plus difficiles à réaliser.
(Belga)