lundi 20 février 2012

29 février, Journée mondiale des maladies rares


Selon une étude i-Vox, 3% des femmes belges âgées de 15 à 50 ans développent des symptômes proches de la porphyrie, la maladie de Vincent van Gogh
A l’occasion de la « Journée des maladies rares », qui se tient cette année le 29 février prochain, une étude i-VOX a été menée concernant les symptômes de « Porphyrie » au sein de la population féminine belge. 

La porphyrie est l’une des 7000 maladies rares recensées dans le monde : pour être considérée comme une « maladie rare », la pathologie doit concerner moins de 5 personnes sur 10.000. On estime ainsi qu’environ 150 belges sont affectés par la porphyrie mais peu d’entre eux ont vu la maladie diagnostiquée.

Selon l’étude i-Vox, réalisée en janvier 2012 sur un panel représentatif de 500 femmes, ce ne sont pas moins de 77.575 femmes belges âgées de 15 à 50 ans (3% de la population correspondant à l’échantillon) qui présentent les symptômes conjugués proches de ceux de la porphyrie :
• Des douleurs abdominales répétées aiguës et inexpliquées ;
• Des symptômes gastro-intestinaux (nausées, diarrhées, constipation, vomissement) ;
• Des troubles neurologiques ou psychiatriques (dépression, neuropathies, hallucinations, pertes de sensibilité, qu’on attribue parfois à un syndrome de Guillain-Barré).

Des symptômes « trop classiques » qui ne permettent pas aux généralistes et aux urgentistes d’identifier immédiatement les symptômes de la porphyrie. Il faut d’ailleurs compter en moyenne 6 ans entre la première attaque et le diagnostic de porphyrie. (Peters and Sarkany Clinical Medicine 2005 5; 3-275)

Ce n’est pas rare dans le domaine des maladies orphelines car actuellement, avant de recevoir un diagnostic correct, 22% des patients belges souffrant de maladie rare ont consulté en moyenne plus de 5 médecins et 7% plus de 10 (Plan Belge des Maladies Rares 2011).

De plus, selon le Plan Belge pour les Maladies Rares, 44% des patients belges souffrant d’une maladie de cette nature avaient reçu un autre diagnostic, lequel a évidemment entrainé un traitement inadapté chez 75% d’entre eux.

En Belgique, deux centres universitaires sont reconnus au niveau européen par l’European Porphyria Initiative (EPI) : il s’agit de l’hôpital Erasme (Prof. Frédéric Cotton, Laboratoire de Chimie Médicale) et de la KU Leuven (Prof. David Cassiman/ Prof. Wouter Meerseman du Département des Maladies Métaboliques).

De Van Gogh à la Reine Victoria

On sait aujourd’hui avec une quasi certitude – depuis la parution en 1991 d’une étude publiée par le très célèbre British Medical Journal – que Vincent van Gogh souffrait de porphyrie aiguë intermittente avec des crises aggravées par une hygiène de vie déplorable : excès de travail, phases de jeûne, absinthe… S’agissant d’une maladie héréditaire, il n’est pas exclu que Théo van Gogh, le frère du peintre ait lui aussi développé la maladie de même que la mère des deux hommes. Il n’est pas exclu non plus que la Reine Victoria et Georges III aient souffert de cette maladie orpheline. Mais, noblesse oblige, les études sur les symptômes développés par des membres de la famille royale britannique, sont plus difficiles à réaliser.
(Belga)


jeudi 9 février 2012

Soleil malin… en hiver aussi !


Alors qu’il fait encore sombre et froid, on ne se soucie guère des effets négatifs du soleil. Pourtant, le SPF Santé publique s’associe à DETIC, au CRIOC et à COMEOS pour rappeller les risques d’une exposition solaire sans protection adéquate. Des conseils spécifiques pour les sports d’hiver sont donnés sur le site www.soleilmalin.be En Belgique, le risque est généralement faible en hiver. Mais ceux qui partent aux sports d’hiver doivent faire plus attention. En altitude, l’intensité du rayonnement ultraviolet augmente de 4% tous les 300 mètres. De plus, la neige peut refléter jusqu’à 80% des ultraviolets. Une protection adaptée est donc nécessaire.

La protection idéale se décline comme suit: une crème solaire adaptée à votre type de peau et aux conditions d’exposition, un stick lèvres avec protection UV et des lunettes de soleil ou un masque de ski de catégorie de filtration   S3 ou S4.

Pour aider les adeptes des sports d’hiver à choisir un produit de protection solaire adéquat, un guide de choix est consultable sur www.soleilmalin.be. N’oubliez pas d’appliquer le produit plusieurs fois par jour, même si votre peau est déjà bronzée.

Vous trouverez les conseils et informations complémentaires sur www.soleilmalin.be. 
Consultez nos FAQs et visitez également notre page Soleil Malin sur facebook www.facebook.com/Soleil.Malin 
(FOD VOLKSGEZONDHEID / SPF SANTE PUBLIQUE)

mercredi 8 février 2012

L’épidémie de grippe arrive en Belgique


Depuis la semaine dernière, en plus du froid extrême, la grippe commence à se répandre. L’épidémie, qui a d'abord été annoncée dans certains pays d'Europe du Sud, frappe désormais aux portes de la Belgique. C'est ce qu’annonce l'Institut Scientifique de Santé Publique (WIV-ISP) à Bruxelles.

Le nombre de patients consultant le médecin généraliste pour un syndrome grippal a atteint la semaine dernière 136 pour 100.000 habitants. Parmi les échantillons envoyés et testés au Centre National de Référence Influenza (au WIV-ISP), 40 % se sont révélés positifs pour les virus de la grippe, ce qui indique une circulation du virus dans la population générale. 

" Il  n’est pas exceptionnel que la grippe arrive à cette période de l’hiver " explique le Dr Viviane Van Casteren. " La saison grippale s'étend de novembre à avril, et nous avons déjà   connu des pics au mois de mars ".
Que l'augmentation du nombre de malades de la grippe soit directement liée au froid extrême de la semaine dernière, le Dr Van Casteren ne veut pas l’affirmer. " Il est vrai que le début de l'épidémie coïncide avec le premier vrai froid de l'hiver mais il n’existe pas encore de preuve scientifique formelle que la transmission de la grippe soit liée aux températures froides".

Il est bon de savoir que les souches de virus en circulation en Europe sont incluses dans le  vaccin. Pour les personnes à risque* mais non encore vaccinées, les scientifiques recommandent de se faire rapidement vacciner. Une épidémie dure environ 8 semaines et le vaccin confère une immunité au bout de deux semaines. Cela vaut donc encore la peine pour ces personnes d’aller rapidement voir leur médecin. 

* Personnes âgées de 65 ans et plus, femmes enceintes à partir du 2ème trimestre, personnes souffrant d’une pathologie chronique. 

Plus d’infos : http://influenza.wiv-isp.be