vendredi 8 avril 2011

Atterrissage d'urgence d'un F16 à Charleroi

Un avion F16 néerlandais a connu des problèmes de train d'atterrissage vendredi en fin de matinée à l'aéroport de Charleroi et a dû se poser en urgence au bout de la piste. Il n'y a pas de victimes, mais des perturbations dans les vols sont enregistrées.

Selon le porte-parole de l'aéroport, l'avion a dû se poser en urgence, privé de train d'atterrissage, en bout de piste. Son pilote a pu le quitter sans dommage, mais des débris de l'appareil se sont répandus, nécessitant un enlèvement.

Les principales difficultés résident dans la nature du carburant de l'avion qui est hautement toxique et qu'il faut donc nettoyer en prenant des précautions particulières. Les pompiers de Charleroi, intervenus en renfort, ont fourni les masques qui vont permettre au personnel de procéder à ce nettoyage.

Parallèlement, le trafic a été interrompu à l'aéroport, et le restera pendant au moins deux heures. Quatre vols ont déjà été reportés, indique le porte-parole de BSCA. (Belga)

jeudi 7 avril 2011

Rapport au Parlement fédéral : Les fonctions de management et d’encadrement dans les SPF

La Cour des comptes a examiné les mandats des fonctionnaires fédéraux de haut rang et fait rapport à ce sujet au Parlement fédéral. Le recrutement, la rémunération et l’évaluation des managers et des directeurs d’encadrement ont été analysés.
L’introduction d’une nouvelle culture et structure managériale constituait un des piliers de la réforme Copernic. Depuis 2001, les fonctionnaires de haut rang ne sont plus désignés à titre définitif et à durée indéterminée, mais pour un mandat limité. Des conditions et des procédures de sélection spécifiques s’appliquent à leur cas. Ainsi, les titulaires doivent rendre compte de leurs réalisations, tant pendant qu’à la fin de leur mandat. Ils sont évalués sur cette base et bénéficient de conditions salariales favorables. Leur mandat ne peut, du reste, être prolongé que s’ils obtiennent la mention « très bon » à leur évaluation finale.

La Cour des comptes a examiné si leur recrutement, leur rémunération et leur évaluation se déroulaient correctement.

Certains titulaires de mandat ont été recrutés alors que le contenu de leur fonction n’avait pas été défini clairement. Leurs fonctions n’étaient par ailleurs pas explicitement intégrées dans les organigrammes des services publics fédéraux. Seul le nombre maximum de fonctions y est fixé.

Les procédures de sélection ont généralement abouti à un faible nombre de candidats aptes et n’ont conduit que dans un cas sur trois à la désignation d’un candidat « très apte ». La désignation définitive des titulaires de mandat a souvent tardé aussi, le plus souvent en raison de problèmes organisationnels. Selor a cependant effectué les sélections correctement.

Les services publics fédéraux n’ont généralement pas accordé suffisamment d’attention à la motivation formelle des désignations : celle-ci s’est limitée à plusieurs reprises à la mention des qualités du lauréat. En outre, les candidats non retenus n’ont généralement pas été informés de la décision finale.

En l’absence de la pondération de fonction pourtant obligatoire (qui doit servir de base au calcul de la rémunération), tous les présidents des comités de direction ont été placés dans la même bande de salaire. Or, il existe des variations importantes au niveau de l’ampleur et de la nature de leurs compétences.

Les pondérations de fonction des hauts fonctionnaires de niveau A et celles des titulaires de mandat ne sont pas bien harmonisées. Ainsi, le traitement de conseiller général est supérieur à celui de certains titulaires de mandat, qui occupent pourtant une place plus élevée dans la hiérarchie. Il est donc difficile de pourvoir ces fonctions à mandat.

Lorsque des fonctions à mandat sont vacantes pendant longtemps (par exemple, en raison d’une démission ou suite à l’annulation de la désignation par le Conseil d’État), les services publics fédéraux ont parfois recours à une désignation temporaire pour assurer la continuité du service. De telles désignations ne sont cependant pas réglementées et engendrent des problèmes supplémentaires, notamment en raison de contestations quant aux compétences des mandataires temporaires.

Enfin, la Cour des comptes a constaté plusieurs lacunes au niveau des évaluations, qui doivent pourtant constituer l’élément central du système des mandats : 

•Une évaluation intermédiaire sur trois n’a pas été effectuée.
•Plusieurs évaluations de présidents du comité de direction ont été réalisées sans l’intervention obligatoire d’un bureau externe.
•Lors des évaluations (principalement intermédiaires) des titulaires de mandats inférieurs, l’intervention obligatoire du ministre ou du secrétaire d’État comme deuxième évaluateur n’a pas eu lieu ou sa contribution s’est avérée limitée.
•Lors d’un certain nombre d’entretiens d’évaluation, le bilingue légal requis n’était pas présent.

Dans de nombreux cas, l’évaluation ne s’est pas non plus déroulée de manière optimale en raison de l’insuffisance des plans de gestion qui fixent les objectifs des titulaires de mandat. En effet, ces plans ne formulent pas les objectifs selon les normes Smart ou ne portent que sur une partie du mandat. De plus, ils ont rarement été actualisés. Par ailleurs, les mentions d’évaluation finale accordées n’étaient pas toujours suffisamment justifiées : soit l’évaluation ne prenait pas en considération des objectifs importants, soit elle ne portait pas sur les indicateurs y afférents.

Les dossiers d’évaluation ne sont pas tenus de manière homogène et minutieuse. Le contrôle centralisé de la qualité des évaluations que le SPF Personnel & Organisation devait organiser est resté lettre morte jusqu’à présent. Or, ce contrôle pourrait garantir une évaluation uniforme et de qualité.

La Cour des comptes estime que l’implication des ministres et managers dans le suivi et les évaluations de l’ensemble des titulaires de mandat doit être renforcée. Le passage aux contrats d’administration, consolidant les objectifs de tous les dirigeants de l’organisation, pourrait constituer une bonne opportunité en ce sens.


 (Belga)

Le football aide à lutter contre le VIH/SIDA

La Fondation Roi Baudouin annonce une deuxième sélection de projets 
africains qui seront soutenus grâce à la campagne  “Lace Up. Save Lives” de Nike (RED). 


Un montant total de 500.000 dollars (environ 353.000 euros) sera redistribué entre 25 initiatives qui, en Afrique, au niveau local, utilisent la puissance du football comme un outil de prévention du VIH/SIDA.
Le nombre de dossiers introduits a grimpé à 1041, un nouveau record. 
Parmi les nouveaux projets soutenus, 4 proviennent du Rwanda, 3 de la République démocratique du Congo, 2 d’Afrique du Sud, du Zimbabwe, du Kenya, et d’Ouganda; un projet a chaque fois été retenu dans dix autres pays.

Dans le monde entier, le football est engagé dans le combat contre le VIH/SIDA. La campagne “Lace Up. Save Lives”, lancée en novembre 2009,  fait partie de cette offensive. Chacun peut y contribuer en achetant une paire de lacets rouges Nike (RED).
Le produit de leur vente est réparti entre le Global Fund des Nations Unies et la Fondation Roi Baudouin. Celle-ci investit cet argent dans la prévention de la contamination par le HIV en Afrique. Forte de son expérience dans la gestion d’appels à projets, la Fondation a confié la sélection à un jury indépendant.

La Fondation Roi Baudouin avait annoncé une première sélection de 26 projets en juin 2010, deux jours avant le début de la Coupe du monde en Afrique du Sud
. Deux de ces projets (au Lesotho et au Zimbabwe) ont à nouveau été choisis lors de cette deuxième sélection.

Dès lors, la campagne a permis jusqu’ici de soutenir 49 projets locaux, dans 21 pays. Grâce à la force médiatique du football, des centaines de milliers de personnes sont touchées par les messages de prévention en Afrique. A travers ces projets, des dizaines de milliers de jeunes sont directement influencés dans leur comportement face à la menace du virus.

Pour la liste et la description des nouveaux projets soutenus:  www.kbs-frb.be
(KONING BOUDEWIJNSTICHTING - FONDATION ROI BAUDOUIN)

mardi 5 avril 2011

Prix Citi du talent journalistique 2011

Frédéric Brébant (Trends Tendances) et Nico Schoofs (Vacature) remportent le Citi Journalistic Excellence Award
Bruxelles, le 5 avril 2011 – Ce soir Citibank a honoré deux journalistes belges en leur attribuant le « Citi Journalistic Excellence Award ». Les deux gagnants sont Frédéric Brébant de l’hebdomadaire Trends Tendances et Nico Schoofs avec son article dans Vacature*. Ce Prix vise à récompenser des reportages financiers et économiques remarquables.

Côté presse francophone, Frédéric Brébant l’emporte grâce à son article « Les dessous de l’industrie du X ». L’article nous plonge dans le business de la pornographie. Un business qui génère des revenus phénoménaux mais pour lequel il n’existe pas de statistiques officielles. Crise, web, Video on Demand : l’article révèle un secteur pornographique en pleine mutation. Le portrait singulier de Grégory Dorcel, directeur de l’entreprise mythique Marc Dorcel, dévoile la succes story d’une entreprise qui a su adapter sa stratégie au fil du temps.

Du côté néerlandophone, Nico Schoofs gagne le prix grâce à son article « De Belgo-Braziliaanse bouwmafia » dans lequel il relate l’histoire des Brésiliens illégaux qui sont attirés en Belgique par des organisations de malfaiteurs afin de travailler sur les différents chantiers du pays. Il est question de faux papiers, de sociétés écran et d’une fraude gigantesque. L'article est très instructif et ne laisse pas le lecteur indifférent, c’est ce qui a séduit le jury.

Au cours de cette soirée, d’autres lauréats ont été mis à l’honneur. Pour la Belgique francophone, les deux autres nominés sont Camille Van Vyve de Bizz (Tendances) pour son article « Ces jeunes entrepreneurs qui tournent le dos à la bourse » et François Mathieu pour son article dans Mon Argent « La Suisse abat ses atouts ».

Pour la Belgique néerlandophone, Ine Renson a également été nominée pour son article dans De Tijd « En ze kwamen uit het Oosten », ainsi que Sofie Brutsaert pour « de Richtlijn die niemand kent » publié dans Forward. 

Les deux gagnants sont invités à participer à un Séminaire International de journalisme organisé à la célèbre Université de Columbia (NY, USA), en compagnie de journalistes de quelque 20 pays, d’académiciens, de spécialistes-médias, de cadres et de décideurs, ainsi que de représentants d'institutions officielles. En plus d’une série de conférences sur des sujets économiques et financiers, le programme comprend entre autres une visite au FMI, au New York Stock Exchange, à CNN Financial News, au Wall Street Journal et à Bloomberg Business News. 

Un jury indépendant - présidé par le Ministre d’Etat Herman De Croo et composé du Prof. Dr. Rudy Aernoudt (Directeur général de ‘One Laptop Per Child Europe’ et professeur invité d’économie européenne), de Jan Bohets (Ancien Senior Writer auprès de De Standaard), du Prof. Dr. Bruno Colmant (CEO adjoint d’Ageas), de Pierre Loppe (Rédacteur en chef de La Libre Entreprise) et du Dr. Frank Thevissen (Communication stratégique des organisations et des entreprises et Président de la Commission d’experts pour la communication institutionnelle du Parlement flamand) - a sélectionné les lauréats. Pour évaluer les articles, le jury a tenu compte de critères tels que l’originalité du sujet, le style, l’introduction de nouvelles idées, l’utilisation des recherches et des interviews, l’analyse et la compréhension du sujet, ainsi que l’impact de l’article. 

Le « Citi Journalistic Excellence Award » a été lancé par Citi il y a plus de 20 ans. Depuis 12 ans, le prix récompense également la qualité du journalisme belge.  


*Entretemps Nico Schoofs est devenu journaliste chez De Morgen.

(Belga)

ExxonMobil lance la production massive de Diesel plus propre

La raffinerie anversoise inaugure une nouvelle installation de désulfurisation.

- Le gasoil domestique et le Diesel produits par la raffinerie contiendront moins de soufre
- ExxonMobil investit à Anvers pour la deuxième fois en trois ans
- ExxonMobil continue d'investir pour répondre à la demande croissante en Diesel


La raffinerie d'ExxonMobil à Anvers produit dorénavant du Diesel plus propre. Elle inaugure ce jour même une nouvelle installation de désulfurisation destinée à augmenter sa production de Diesel et de gasoil domestique à faible teneur en souffre.

"Ce "high pressure hydrotreater" est le deuxième grand investissement dans la raffinerie anversoise en l'espace de trois ans. Le premier était la construction d'une unité de cogénération, une centrale thermique à haut rendement fin 2008", déclare Joost Van Roost, président-directeur d'ExxonMobil dans le Benelux. "Ces installations reflètent la vision à long terme d'ExxonMobil sur les investissements et renforcent la position de la raffinerie anversoise."

Le "high pressure hydrotreater" extrait le soufre du Diesel sous haute pression en recourant à de l'hydrogène et un catalyseur ultrasophistiqué. Grâce à cette nouvelle infrastructure, la raffinerie est capable de produire des quantités bien supérieures de Diesel à faible teneur en soufre, comparable à la consommation annuelle de 2 millions de voitures Diesel. 

ExxonMobil ayant décidé de cesser la production de gasoil domestique ordinaire pour le marché belge au profit d'une variante plus propre, l'installation anversoise produit depuis lors du gasoil domestique à faible taux de soufre, dont l'utilisation est encouragée par les pouvoirs publics en Allemagne, Autriche et Suisse, mais pas encore en Belgique ni au Luxembourg. Pourtant, ce combustible peut avoir des effets positifs sur l'environnement, car il libère moins de dioxyde de soufre lors de la combustion et peut en outre provoquer moins de dépôts dans la chaudière.

L'installation est officiellement inaugurée en ce jour en présence du gouverneur de la province Cathy Berx, du bourgmestre d'Anvers Patrick Janssens et de l'ambassadeur américain en Belgique Howard Gutman.

A propos d’ExxonMobil
Dans la région d'Anvers, le groupe ExxonMobil exploite une raffinerie et trois usines pétrochimiques, et y emploie environ 1000 personnes. À Virton, il exploite une usine pour la production de films d'emballage. Toutes ces activités font partie du groupe chimique et énergétique mondial Exxon Mobil Corporation, actif dans 200 pays.
(OP DE BEECK & PARTNERS)



Pollution de l’air : Paul Magnette fait des recommandations en matière de chauffage

« Un remplacement plus rapide des appareils de chauffage ! » Ce n'est là qu'une des recommandations émises par le Ministre Paul Magnette pour lutter contre la pollution de l’air. Ce mardi 5 avril, le Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement (SPF SPSCAE) a donné une conférence de presse dans le cadre d'une étude relative aux réductions potentielles des émissions de polluants atmosphériques dans le secteur des appareils de chauffage. Les auteurs, VITO (Vlaamse Instelling voor Technologisch Onderzoek) et Econotec ont détaillé les résultats de l’étude. Surtout, celle-ci identifie des pistes d’actions très concrètes que le Ministre a repris parmi ses recommandations

Se chauffer est un service de base dont nous ne pouvons nous passer. Il suffit de penser à l’hiver pour comprendre à quel point se chauffer est essentiel. C’est donc bien tous les ménages qui sont concernés par le développement de nouvelles techniques de chauffage plus écologiques.

L'étude en question se focalise sur le chauffage d'habitations et de bâtiments tertiaires (immeubles de bureaux, bâtiments publics, hôpitaux...). En effet, en Belgique, les installations de chauffage sont dans une large mesure responsables des émissions de polluants atmosphériques. Les auteurs de l'étude ont surtout porté leur attention sur les oxydes d'azote (NOx) et les particules. Ces deux substances sont notamment émises par les appareils de chauffage et ont un impact négatif sur la santé et l'environnement. 

L'étude démontre que les économies d'énergie et le remplacement de chaudière permettent de réduire considérablement les émissions de NOx et de fines particules. Le remplacement accéléré des chaudières au gaz naturel et au mazout, combiné aux économies d'énergie et à une stratégie perspicace en matière d'énergies renouvelables, permettra de réaliser une réduction notable de ces émissions d'ici 2030. Cette étude peut donc être considérée comme la contribution de l’Etat fédéral à l’amélioration de l’air, notamment en ce qui concerne les NOx et les particules.   

Sur la base des résultats de l'étude, l’administration fédérale a déjà formulé une série de recommandations. Les autorités s'engagent à édicter de nouvelles normes pour chaudières, à adopter de nouvelles réglementations pour réduire la consommation d'énergie (et - par conséquent - la production de particules polluantes), à définir de nouvelles normes de qualité pour combustibles renouvelables, à améliorer l'isolation et à développer de nouveaux matériaux de construction. Selon les autorités, la normalisation représente un outil performant dans l'optique d'une société sans carbone. Il s'agit là également d'un instrument social dans la mesure où il permet à chaque ménage d'accéder à des produits sains et peu énergivores.

C'est essentiellement la Commission européenne qui est chargée de réglementer les questions liées aux consommations d'énergie et aux émissions de polluants. Cependant, la règlementation européenne ne couvre pas tous les produits émetteurs de polluants. Ainsi, elle ne s'applique pas aux chaudières, par exemple. L'étude menée par VITO et Econotec comble cette lacune en Belgique et peut même servir de modèle à la Commission européenne. 

Cette étude a été réalisée pour le compte du Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement (SPF SPSCAE), du département flamand en charge de l'Environnement, de la Nature et de l'Énergie (LNE), de l'Agence wallonne de l'Air et du Climat et de l'Institut bruxellois pour la Gestion de l'Environnement. Le fait que le pouvoir fédéral et les autorités régionales ont uni leurs forces est remarquable mais souligne la volonté et la possibilité des différents niveaux de pouvoir à bien collaborer. Pour reprendre les paroles de Roland Moreau, directeur général de la DG Environnement du SPF SPSCAE : « L'amélioration de la qualité de l'air est une mission qui incombe à nous tous, aux niveaux régional, fédéral et européen. Je plaide pour de nouvelles collaborations de ce genre dans le futur, ce dans l'intérêt de tous ».
(Belga)

La rougeole également en hausse en Belgique

Au cours des premiers mois de cette année, le nombre de cas de rougeole a connu une forte augmentation. Le virus de la rougeole touche principalement les enfants et les jeunes adultes, c’est ce qui ressort des statistiques provenant de l’Institut Scientifique de Santé Publique (WIV-ISP), à Bruxelles.
Depuis un certain temps, nous assistons à une épidémie de rougeole en France et en Allemagne et, à présent, la maladie est également de plus en plus répandue en Belgique. « Cette année, nous avons déjà enregistré 95 cas contre seulement 40 pour toute l’année 2010. » affirme le Dr Martine Sabbe de l’Institut Scientifique de Santé Publique. « Le premier cluster regroupant près de 40 cas est apparu à Gand mais, depuis lors, de nouveaux cas se sont manifestés à Bruxelles, Tournai et Namur. La plupart du temps, il s’agit d’enfants et de jeunes adultes non vaccinés et la maladie semble souvent avoir un lien avec de récentes vacances (par exemple les sports d’hiver) en France ».


« Nous nous attendions à une hausse du nombre de cas de rougeole » explique le Prof. Dr Patrick Goubau (président du Comité pour l’élimination de rougeole et de la rubéole en Belgique - Université Catholique de Louvain) « La rougeole est très contagieuse et des études antérieures nous ont appris que les personnes âgées entre 5 et 30 ans sont davantage susceptibles de la contracter. En effet, l’on n'est immunisé contre la maladie qu’à partir du moment où on l’a développée ou à partir du moment où l’on a été vacciné. En outre, il existe également des groupes à risque spécifiques, tels que les voyageurs et les travailleurs de la santé dans les hôpitaux, qui présentent davantage de risques d’entrer en contact avec le virus de la rougeole que les autres groupes. »



Pour l’année 2010, une nette hausse des cas de rougeole a été observée dans toute l’Europe, en comparaison à l’année 2009. Actuellement, il semblerait que cette hausse se poursuive. Actuellement, le génotype D4 circule en Belgique. Celui-ci ainsi que le génotype D5 surviennent très fréquemment en Europe. 



La rougeole est la plupart du temps inoffensive, mais dans certains cas cependant peuvent survenir des complications telles que des infections cérébrales (1 cas sur 1000). Il vaut mieux prévenir que guérir : la vaccination contre la maladie est très efficace et constitue la meilleure manière de se protéger. De plus, le vaccin offre également une protection s’il est administré dans les 3 jours qui suivent un contact avec le malade. Les personnes vaccinées peuvent donc dormir sur leurs deux oreilles.
(Belga)